Je mesure à quel point la tenue d'un blog est à la fois riche et contraignante. Je m'efforcerai donc de répondre, à chaque fois que celà me semblera important, aux commentaires déposés.

En ce qui concerne celui intitulé : la gratuité, mais pas à n'importe quel prix, je pourrais dire que la teneur de ma réponse est induite par le choix de ce titre. En effet, associer gratuité et prix, c'est rester dans une échelle de valeur où l'argent est prépondérant. Je ne me défile pas en écrivant cela, au contraire. Mais je veux insister sur le fait que penser à la gratuité comme moteur d'une société à construire, c'est évidemment renoncer à plus ou moins long terme à l'argent. Il faut donc avancer dans cette voix avec la conviction qu'une société basée sur ce concept est crédible et que le fait d'imaginer des besoins vitaux satisfaits gratuitement n'est pas un leurre.

Croire que cette révolution se fera d'un coup de baguette magique est évidemment stupide. Il ne faut même pas parler de révolution, mais bien d'évolution. Ce terme sous-entend donc que l'argent et la gratuité vont coexister encore un bon moment. Il est sûr que chaque service, chaque bien, qui est mis à la disposition du plus grand nombre à "titre gratuit" coûte en fait, à la collectivité ou au mécène qui le propose. Il ne peut en être autrement aujourd'hui, puisqu'à l'exception du soleil, tout est à vendre ou à acheter. Par conséquent, au cours de cette phase de transition qui devra nous conduire à une inversion des processus et des modes de pensée, il faudra s'attacher à jouer avec les cartes qui sont sur la table, et pourquoi pas chercher où est le profit quand on donne. C'est à cette gageure que je vous propose de participer.

La réflexion qui me paraît la plus simple à mener est celle concernant la gratuité des transports.

A BIENTOT DONC, SUR CE SUJET.